Banques alimentaires : donner est un art partagé

 

Les uns sont plus que jamais dans le besoin, hausse des prix oblige. Les autres sont de plus en plus mobilisés pour les aider, en réponse notamment à la demande de Madame la ministre de la ville et du logement. Et pourtant, pas si simple de faire coïncider dans le domaine du caritatif, l’offre et la demande. 

En réponse à l’appel à partenariat de Madame Christine Boutin, Yoplait, qui fait depuis des années don de plus de 1000 tonnes de produits laitiers fabriqués dans ses usines à différents organismes caritatifs, a décidé d’aller encore plus loin.  

Nous cherchons donc à donner désormais au maximum et en priorité nos produits à des organismes caritatifs. Encore faut-il que nous trouvions preneurs sur le terrain ! Les volontés sont là. Reste la logistique. Au quotidien, donner n’est pas si simple. Sur chaque plateforme, une personne de nos équipes passe le plus clair de son temps à anticiper les surplus et contacter des associations locales adhérentes à la Banque alimentaire, aux resto du cœurs ou à la Croix rouge pour leur proposer les produits disponibles. Aussi étrange que cela puisse paraître, les sollicitations des associations, lorsqu’elles existent, ne sont en effet jamais à la hauteur des dons que nous pourrions faire. Les réponses à nos propositions ne sont pas non plus toujours positives. 

Pendant l’année, donner représente donc beaucoup de travail, mais se traduit en général par la grande satisfaction d’avoir participé concrètement à aider les plus démunis. Le réel problème surgit en été et lors des vacances scolaires. C’est bien normal, les bénévoles sont alors nombreux à avoir pris le chemin de la plage. Et il est souvent impossible de trouver à qui offrir nos produits. Dans le meilleur des cas, les revendeurs viennent les chercher pour les proposer sur les marchés. Dans le pire de cas, et le plus désespérant pour les équipes, les produits devront être détruits. 

Par ailleurs, durant toute l’année, dans certaines régions, la demande manque. C’est le cas à Argenteuil. Alors que la région Ile de France affiche des taux de personnes en difficultés qui ne font que croître.  

Alors ? Des solutions existent forcément, que nous cherchons activement avec les pouvoirs publics avec lesquels nous travaillons sur la question dans le cadre de groupes de travail. Et directement avec les associations. Chacune de nos plateformes va ainsi très prochainement contacter les associations de sa région pour travailler à une meilleure adéquation entre offre et demande, et régler les nombreux problèmes d’organisation qui ont été diagnostiqués dans le cadre de notre implication accrue dans l’aide alimentaire. 

Les pistes d’amélioration ne manquent pas. Centraliser les demandes de toutes les banques alimentaires sur une seule plateforme, laquelle livrerait tous les donateurs, afin que les produits soient ensuite acheminés là où existe la demande serait sans aucun doute un progrès considérable. Faire en sorte que les donateurs reçoivent les attestations de livraison qui permettent de déclarer leurs dons serait aussi essentiel pour ne pas décourager les entreprises. Sachant que, malgré des années d’expérience, nous avons du mal à récupérer 6 attestations sur 20 auprès des associations avec lesquelles nous travaillons, bien que nous leur préparions le document, ceci en dit long sur la difficulté de gestion que représente la mise en place d’une politique de don. 

Mais enfin, l’essentiel est que les bonnes volontés soient là, nos équipes très motivées et satisfaites de pouvoir être encore plus utiles à ceux qui sont dans le besoin en ne travaillant plus, ou en extrême recours avec les dégageurs,  et que pour la première fois les associations, l’Etat et les industriels vont enfin travailler ensemble à améliorer les rouages d’un système qui, quoique perfectible, reste un très bel exemple de solidarité.

Plateforme Logistique d'Argenteuil

 

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2 réflexions au sujet de « Banques alimentaires : donner est un art partagé »

  1. Dans quelles conditions , me serat – il possible de vous aider a collecter des vivres ? Retraité , ( 76 ans) habitant BRUNOY je serais disponible ,pour  » collecter » dans Brunoy .
    A vous lire Sincères salutations . C.F. BERTIN

  2. je fait partie d’une Eglise protestante à Bruxelles et nous sommes intéressés de recevoir de vivres pour faire la rédistribution car nous travaillons avec des personnes qui sont dans le besoin, mais j’essayé de contacter la banque alimentaire tout près de nous et ça n’a pas été possible. Je suis étudiante en service social, et cette problématique m’intéresse, si vous pouvez me contacter pour me donner de reseignements, je vous remercie.
    Sincères Salutations.
    D. Borges

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